Il faut certes combattre la timidité chez l'adulte qui n'a pas eu la chance de trouver sur sa route, lorsqu'il était jeune, les parents ou les éducateurs qui auraient pu en empêcher l'éclosion.
Mais vous qui avez des enfants, vous devez, dès maintenant, suivre la ligne de conduite que je vais vous indiquer pour éviter chez eux l'apparition de ce handicap douloureux.
Mais vous qui avez des enfants, vous devez, dès maintenant, suivre la ligne de conduite que je vais vous indiquer pour éviter chez eux l'apparition de ce handicap douloureux.
La timidité est rarement naturelle. Elle n'apparaît chez les enfants que lorsqu'une éducation maladroite les a rendus défiants de leur propre mérite.
L'enfant ne naît pas timide; il le devient par la faute de son entourage. Il faut donner à l'enfant dès son plus jeune âge le sentiment de ses responsabilités et l'aider à développer son estime de lui-même.
L'enfant ne naît pas timide; il le devient par la faute de son entourage. Il faut donner à l'enfant dès son plus jeune âge le sentiment de ses responsabilités et l'aider à développer son estime de lui-même.
De plus en plus, notamment dans les écoles d'inspiration anglo-saxonnes, les enfants sont poussés à
prendre des initiatives et des responsabilités. A l'école ils élisent un président de classe; l'un d'eux est
charge du vestiaire, l'antre de la bibliothèque. En classe, au lieu de leur faire ânonner leurs leçons, on leur demande des exposés de questions qui ne soient pas seulement une récitation, mais un agencement original. Ils composent et jouent des pièces de théâtre qui sont la représentation de la vie ou de l'histoire, et rédigent des journaux où ils ont toute liberté d'exprimer leurs opinions.
L'enfant doit être habitué à l'idée de se diriger sans compter exclusivement sur une influence extérieure. La sollicitude exagérée produit des résultats fâcheux, mais, d'autre part, la sévérité a parfois les mêmes conséquences.
Un enfant qui tremble devant ses parents ou ses professeurs commence la vie dans des conditions d'infériorité évidentes; il devient inquiet et ombrageux; à force d'entendre blâmer ses actes, il finit par prendre défiance de lui-même; c'est un candidat à la timidité, ennemi de tout effort pour le mieux.Il ne faut jamais décourager les enfants; il y a au contraire intérêt à souligner tous leurs efforts, à leur donner de bonnes suggestions. Il est bon que les parents se rendent compte du rôle de la suggestion dans l'éducation, rôle qui est, en général, complètement méconnu, pour le plus grand dommage des petits.
Le cerveau de l'enfant est très malléable, très suggestible : tout ce qui sort de la bouche de ses parents et de ses maîtres est accepté comme " parole d'Evangile ". Tous les enfants ne se développent pas avec la même rapidité, que ce soit au point de vue physique ou au point de vue intellectuel. Il est donc très maladroit de répéter à un enfant: " Ah ça c'est malin ! (sous-entendu tu es stupide); tu ne fais jamais rien de bien; tu es toujours le dernier; tu es ridicule, etc... ". Plus vous répétez ces aménités et plus votre enfant se bute; vous êtes en grande partie responsable de ses insuccès; et voilà un enfant destiné à devenir un timide.
C'est une suggestion négative désastreuse, que vous lui donnez ainsi et on n'a jamais rien obtenu de cette façon. Au contraire, encouragez-le gentiment, parlez-lui doucement; montrez-lui qu'il peut faire beaucoup mieux, qu'il est plus intelligent que beaucoup de ses camarades. Qu'il n'entende que des paroles réconfortantes et vous ferez là un excellent travail de persuasion.
Vous profiterez de son sommeil pour lui faire de la suggestion. Lorsqu'il est endormi, approchez-vous de son lit et murmurez à son oreille les formules renfermant les idées que vous désirez voir se réaliser en lui, par exemple : " Tu es calme, obéissant, travailleur, tu as plaisir à travailler, tu as de l'amour-propre, tu arriveras facilement à être dans les premiers de ta classe, tu as confiance en toi, etc. "
Il sera parfois nécessaire que le médecin psychothérapeute donne les premières suggestions; mais le
principal de la besogne sera fait par le père ou la mère, car c'est chaque jour que la suggestion doit être faite; il faudra là encore beaucoup de patience et de persévérance; quels parents reculeraient lorsqu'il s'agit de la santé et du bonheur de leurs petits ?
principal de la besogne sera fait par le père ou la mère, car c'est chaque jour que la suggestion doit être faite; il faudra là encore beaucoup de patience et de persévérance; quels parents reculeraient lorsqu'il s'agit de la santé et du bonheur de leurs petits ?
Il est bon que les grandes personnes discutent avec l'enfant, ne serait-ce que pour l'aider à formuler son jugement, et pour le familiariser avec l'idée de son importance relative.
Ces discussions auront encore l'avantage d'exercer l'enfant à exprimer clairement sa pensée, en des termes précis.
Ces discussions auront encore l'avantage d'exercer l'enfant à exprimer clairement sa pensée, en des termes précis.
Il faudra éviter tout balbutiement, toute hésitation de parole qui provient généralement du manque de fixité dans les idées, mais toujours sans brusquerie, en lui affirmant qu'il peut parler avec plus d'aisance.
Si un mot semble difficile à prononcer à l'enfant, on le lui fera répéter lentement plusieurs fois dans le
courant de la journée. Il prendra ainsi l'habitude de bien articuler. Il faut forcer les jeunes à discipliner leurs pensées avant de les exprimer.
Si un mot semble difficile à prononcer à l'enfant, on le lui fera répéter lentement plusieurs fois dans le
courant de la journée. Il prendra ainsi l'habitude de bien articuler. Il faut forcer les jeunes à discipliner leurs pensées avant de les exprimer.
" Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement; et les mots pour le dire arrivent aisément... "
Le succès dans les examens dépend souvent plus de la façon aisée dont le candidat a répondu que de sa science réelle. Combien de timides échouent parce que leur trouble les a fait passer pour des ignorants!
Nous devons aussi éviter la faute qui, trop souvent, engendre la timidité: d'exiger la perfection des jeunes enfants. Certains petits êtres consciencieux désespérant de ne jamais atteindre là où l'on voudrait les conduire, se désolent et doutent d'eux-mêmes.
Les parents apprendront à l'enfant le maniement de l'autosuggestion. Il comprendra très vite les bienfaits de cette méthode, qu'il continuera d'utiliser toute sa vie.
Quelles règles devez-vous suivre si vous désirez guérir votre timidité ?
Les parents apprendront à l'enfant le maniement de l'autosuggestion. Il comprendra très vite les bienfaits de cette méthode, qu'il continuera d'utiliser toute sa vie.
Quelles règles devez-vous suivre si vous désirez guérir votre timidité ?
Suivez les prescriptions d'une hygiène bien comprise: levez-vous tôt et autant que possible à la même heure chaque jour. Le timide est souvent nonchalant; vous avez, au moment du lever, l'occasion d'un effort de volonté : ne perdez pas cette occasion, votre volonté se fortifiera si vous prenez l'habitude de l'exercer.
Dès que vous serez sorti de votre lit, il fera pendant un quart l'heure des exercices de culture physique, qui seront suivis d'une vingtaine d'inspirations profondes; entre chaque inspiration, répétez à mi-voix : " je me porte bien, je suis fort, je suis calme, je suis maître de mes nerfs, j'ai confiance en moi... , Ayez soin d'éviter tous les aliments qui augmentent votre émotivité: les épices, l'alcool, le café, le thé; l'alimentation sera surtout végétarienne. Il veillera sur son attitude, ses gestes et ses paroles. L'attitude a une grande importance : il existe en psychologie une loi, dite de répercussion, dont il faut tenir compte.
" Les mouvements et attitudes du corps, produits artificiellement, dit Ribot, peuvent susciter dans quelques cas les émotions correspondantes: gardez quelque temps la posture de la tristesse, et vous la sentirez vous envahir. Mêlez-vous à une joyeuse société, réglez sur elle vos démarches extérieures, et vous éveillerez en vous une gaîté fugitive. Chez les hypnotisés, placez le bras dans l'attitude de la menace, le poing fermé, l'expression se complète spontanément dans les traits du visage, et le reste du corps; de même pour l'expression de l'amour, de la prière, du mépris. Ici le mouvement est la cause et l'émotion est l'effet.
Les deux cas sont réductibles à une formule unique: il y a entre tel mouvement et telle émotion une association indissoluble : l'émotion suscite les mouvements et les mouvements suscitent l'émotion... "
Nos pensées et nos émotions provoquent des réactions organiques, mais tout ce qui se passe dans notre corps, dans nos muscles, modifie plus ou moins notre façon de penser et de sentir.
Nos pensées et nos émotions provoquent des réactions organiques, mais tout ce qui se passe dans notre corps, dans nos muscles, modifie plus ou moins notre façon de penser et de sentir.
Si vous êtes en colère et que vous vous livriez, à des manifestations extérieures brutales : gestes
désordonnés, paroles violentes, votre colère s'exaspère et vous conduit Dieu sait où, au crime parfois. On peut tuer dans un mouvement de colère...
Au contraire, si vous arrivez à juguler ces manifestations, il freiner vos gestes, à rester immobile, ne fût-ce que quelques secondes, à arrêter le flot de vos paroles, la colère tombe brusquement; vous avez retrouvé la maîtrise de votre esprit en vous composant une attitude.
désordonnés, paroles violentes, votre colère s'exaspère et vous conduit Dieu sait où, au crime parfois. On peut tuer dans un mouvement de colère...
Au contraire, si vous arrivez à juguler ces manifestations, il freiner vos gestes, à rester immobile, ne fût-ce que quelques secondes, à arrêter le flot de vos paroles, la colère tombe brusquement; vous avez retrouvé la maîtrise de votre esprit en vous composant une attitude.
Servez-vous de cette loi de répercussion pour vous délivrer de la timidité; que votre démarche soit assurée, n'avancez pas dans la vie, le dos voûté, la tête rentrée dans les épaules, comme si toutes les catastrophes devaient fondre sur vous.J'en connais qui, par leur attitude craintive, paraissent attirer tous les coups du sort. Ne faites pas comme eux; redressez-vous.
Dans la conversation, ayez les yeux fixés sur ceux de votre interlocuteur, et non sur le bout de vos souliers : si vous laissez errer votre regard dans l'espace ou si vous l'accrochez sur les différents objets qui vous entourent, vous donnerez une impression de timidité, de gêne, et même parfois de fausseté, alors que vous êtes l'homme le plus droit qu'il soit possible d'imaginer. De plus, vous manquez d'autorité et vous risquez d'être battu dans toutes les discussions.
Veillez sur l'harmonie de vos gestes; qu'ils ne soient pas saccadés pour ne pas déterminer des pensées et des impulsions regrettables. Cultivez les gestes larges, précis, rapides cependant, qui aideront à la précision de votre pensée, et la rendront plus facile à exprimer.
Surveillez votre voix, que vous ferez autant qu'il est en votre pouvoir harmonieuse et chaude.
Saisissez toutes les occasions qui se présentent à vous pour lutter contre votre défaut.
Au moins trois fois par jour entrez au hasard dans les boutiques qui se présentent à vous, discutez avec le vendeur de la qualité et du prix d'objets dont vous n'avez nul besoin, partez sur une phrase aimable, prometteuse d'un achat, le jour où vous aurez plus d'argent... Ce sera pour vous un excellent exercice.
Saisissez toutes les occasions qui se présentent à vous pour lutter contre votre défaut.
Au moins trois fois par jour entrez au hasard dans les boutiques qui se présentent à vous, discutez avec le vendeur de la qualité et du prix d'objets dont vous n'avez nul besoin, partez sur une phrase aimable, prometteuse d'un achat, le jour où vous aurez plus d'argent... Ce sera pour vous un excellent exercice.
Que les vendeurs qui liront ces lignes ne m'en veuillent pas trop : ils ne perdront pas toujours leur temps; s'ils sont suffisamment persuasifs, adroits, s'ils savent trouver des arguments convaincants, s'ils arrivent à suggestionner leur client, ils remporteront la victoire.
L'acheteur débarrassé de sa timidité, osant enfin parier, dire ce qu'il désire, sera un bien meilleur client.
Raisonnez-vous; vous êtes trop égocentriste, tâchez de l'être moins, persuadez-vous que vous n'êtes pas le centre du monde, que tous les regards ne convergent pas sur vous, qu'on ne vous écoute pas avec tellement d'attention et qu'on n'attend pas de vous des merveilles; si vous vous persuadez que vous êtes le seul à penser tellement à ce que vous êtes, à ce que vous dites, à ce que vous faites, et vous vous serez beaucoup rapproché de la guérison.
Quand vous serez bien pénétrés de cette idée que les gens s'occupent plutôt d'eux-mêmes que de vous, qu'ils ne passent pas leur temps à commenter vos mots et vos gestes, vous pourrez faire votre entrée dans le salon devant cinquante personnes, cela ira très bien.
Le soir, avant de vous coucher, vous aurez soin de refaire les exercices du matin, mouvements, inspirations profondes et répétition des formules d'autosuggestion.
Une fois au lit, vous ferez votre examen de conscience et vous revivrez les victoires que vous avez
remportées sur votre timidité; ainsi vous accroîtrez votre confiance; puis vous vous livrerez encore quelques minutes à l'autosuggestion, vous la ferez du bout des lèvres, sans chercher à fixer votre attention, mais en articulant et à voix suffisamment haute pour que vos oreilles l'entendent. Vous vous répéterez des formules de calme, de confiance en vous, formules positives autant que possible.
Une fois au lit, vous ferez votre examen de conscience et vous revivrez les victoires que vous avez
remportées sur votre timidité; ainsi vous accroîtrez votre confiance; puis vous vous livrerez encore quelques minutes à l'autosuggestion, vous la ferez du bout des lèvres, sans chercher à fixer votre attention, mais en articulant et à voix suffisamment haute pour que vos oreilles l'entendent. Vous vous répéterez des formules de calme, de confiance en vous, formules positives autant que possible.
Toutes ces suggestions s'imposeront à votre esprit pendant votre sommeil, elles vous procureront des rêves agréables, pendant lesquels vous vous verrez tels que vous désirez être : forts, maîtres de vous, prêts à toutes les audaces, et ces rêves deviendront à leur tour des suggestions profitables qui aideront à votre transformation.
Si vous éprouvez quelque difficulté à vous autosuggestionner par la parole, enregistrez les suggestions et réécoutez-les ou bien essayez de la suggestion visuelle, comme je vous l'ai conseillé plus haut; écrivez vos formules sur un grand carton. Attachez ce carton au pied de votre lit, regardez-le quelques instants avant de vous endormir, pour qu'il soit gravé sur votre rétine; le subconscient sera approvisionné par l'oeil au lieu de l'être par l'oreille; cette suggestion est puissante aussi: mais le mieux est d'associer la suggestion auditive et la suggestion visuelle, de répéter à mi-voix les paroles en les lisant sur le carton.
Que faut-il faire pour neutraliser le trac ? Certains auteurs, en particulier Charles Clerc, conférencier de grand talent, prétendent -- ce qui me parait inexact-- que le trac réside tout entier dans le manque de préparation. Le candidat serait pris "le trac parce qu'il n'aurait pas étudié suffisamment ses matières et s'en remettrait en partie à la chance. L'artiste n'aurait pas assez travaillé son rôle, et, pour cette raison, craindrait les infidélités de sa mémoire. Le conférencier aurait trop compté sur sa facilité d'improvisation...
Eh bien ! non, le trac ne réside pas uniquement dans le manque de préparation : nous connaissons tous des candidats consciencieux, des artistes qui, pendant de longs mois, ont composé leur rôle, des conférenciers bourrés de documents, qui, arrivés devant le jury ou le public, sont désarçonnés par le trac.
Néanmoins, nous devons reconnaître qu'une préparation insuffisante prédispose au trac. La base manque, le terrain est mouvant, on a plus de chances de s'enliser, c'est pourquoi celui qui veut échapper à cette hantise devra avant tout se bien préparer : première condition pour conserver l'équilibre mental.
Je viens de vous dire tout simplement, sans grands mots, ce que je pense de la timidité et du trac, et par quelles armes il faut lutter contre ces ennemis de notre tranquillité morale.
J'ai laissé de coté le traitement médical, peu efficace, et le traitement psychanalytique, que j'abandonne à de plus compétents que moi et qui sera utilisé surtout dans le trac sexuel. Pratiquez donc l'autosuggestion, c'est chose facile, à la portée de tous, et, n'étant plus timides, n'ayant plus le trac, pleins de confiance en vous, vous aurez cette désinvolture, cet optimisme qui forcent le succès, car la fortune, comme les femmes, réserve ses sourires aux audacieux.
Dr René Fauvel
Mots clés: coaching blog, coaching personnel, inspiration, motivation, thérapie infantile, timidité, timidité infantile, vaincre la peur, vaincre la timidité,


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